5a-Contes et légendes érotiques - Contes de Jeunesse

marcopolo : 1.1-Les devoirs pratiques de l'institutrice

Les devoirs pratiques de l'institutrice
Acte I d'un conte érotique de jeunesse


photo de jeunesse

"Je fais souvent ce rêve étrange et pénétrant"
"D'une femme inconnue, et que j'aime, et qui m'aime,"
"Et qui n'est, chaque fois, ni tout à fait la même"
"Ni tout à fait une autre, et m'aime et me comprend."

Verlaine


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(La pleine jouissance de ce moment d'extase sexuelle est conditionnelle au chargement complet des images et des sons.)



écolièresjeunes fillesfillettesécolièresjeunes filles Chaque matin, je faisais le même trajet entre la maison et le collège. Moi qui me prenais déjà pour un homme, je transportais pourtant mon air de petit garçon innocent dans ma culotte courte et affublé d'un sac à dos d'élève.



écolière A mi-chemin de la maison au collège Sacré-Coeur, il y avait le couvent Notre-Dame pour jeunes filles, l'objet de mes angoisses quotidiennes. Je n'osais marcher sur le même trottoir, là où ces jeunes filles en noir circulaient, bavardaient, minaudaient avant le tintement de la cloche qui les ramènerait à l'intérieur.

jeune fille Il y avait une surveillance, facile à contourner, d'une religieuse. Mais je n'osais percer cette cohue invitante et je restais de mon côté du trottoir, espérant un regard, un rire espiègle, une sorte d'invite de la part de la plus délurée d'entre elles.



femme J'aurais voulu prendre sa main, l'emmener dans le parc derrière le Sacré-Coeur, toucher ses mains, son visage, ses papilles qui perçaient son corsage, la plus belle des trois, qui subissait les provocations de ses copines à réagir à mes regards incertains. Et elle ne faisait rien, comme tous les matins, rien de plus que d'agacer mes sens qui se manifestaient déjà en moi.



Ce matin comme tous les matins, je m'installais à ma place sur le premier rang et au centre de la classe. Je soulevais le couvercle de mon pupitre pour y déposer mes livres et je me préparais docilement à une autre journée de découvertes. Je m'imprégnais de l'école avec passion, autant que pour les fillettes du couvent Notre-Dame.

Notre maîtresse s'appelait mademoiselle Yvonne. Je la dévorais des yeux, comme pour mieux assimiler la science qu'elle nous transmettait. Elle était comme ma mère, une autre mère pour meubler d'autres moments de mes journées, une mère comme toutes les mères, attentive à tous vos gestes, impérative, défenderesse de la vérité.



femme Ce matin, elle portait une robe de crêpe luisante qui moulait son corps. Je remarquais cela pour la première fois, comme pour me souvenir des désirs qui m'exaltaient en passant près du couvent Notre-Dame. Était-ce vraiment la première fois, lorsqu'elle déambulait de son pupitre au tableau noir montrant toutes les courbes de sa croupe, je remarquais une fissure bien visible qui semblait aspirer le tissu de sa robe?



Puis elle se mouvait du tableau jusqu'au devant de la classe, frôlant mon pupitre et faisant de longs gestes comme pour mieux faire saisir le sens de ses paroles. Quelques fois elle s'appuyait à mon pupitre, pour mieux cibler son regard sur certains élèves, les moins dociles, qui trônaient à l'arrière de la classe. Et elle restait là un temps, parlant et bougeant à peine, suffisamment pour déplacer le crêpe de sa robe sur le socle ferme de ses chairs. J'entendais presque le son du tissu qui crépitait en frôlant les aspérités de son corps, ses seins pointus, son torse mince, ses hanches proéminentes, qui se moulaient au moindre de ses mouvements.



femme élégante J'oubliais les fillettes du couvent Notre-Dame. J'avais sous mon nez, l'endroit où commencent ses jambes, ses fesses lorsqu'elle se retournait. Elle se déplaçait comme si j'étais le centre d'intérêt de la classe, autour de mon pupitre ou, s'y appuyant. Je humais les essences de son corps, un parfum et une odeur indéfinissables lorsque son abdomen s'approchait à quelques centimètres de mon visage.



femme sexée J'aurais pu la toucher, glisser mes mains sur le crêpe tendu par ses chairs fermes, cela eut été facile et je fermais les yeux comme si cela était vrai. Je semblais le seul à voir ces choses comme si les autres n'étaient pas là ou, qu'elle n'était là que pour moi. Je n'entendais, ni ne voyais les signes d'une semblable découverte chez les autres élèves occupés à travailler, à absorber ces nouvelles connaissances ou à somnoler.



femme nue Je souhaitais qu'elle se penchât sur moi, m'expliquant un passage du curiculum trop difficile à assimiler. Cela s'est produit, j'ai senti ses mains sur mes doigts et le souffle de sa voix asperger mon cou. Je n'ai pu oublier, d'étranges courants se sont manifestés sous ma culotte et je sentais plus fortement, le poids de mon pupitre sur mon appareil génital.



jambes de femme J'avais une certaine crainte que ces manifestations soient repérées par les autres élèves qui n'apprécieraient pas cette attention de la maîtresse à mon endroit. J'étais catalogué déjà comme le chouchou de la classe, mais ces moments me semblaient d'un tout autre ordre.

En me couchant ce soir-là, j'avais la sensation d'avoir accompli quelque chose et, pour la première fois dans ma vie d'enfant, je me préparais au sommeil comme si je partais à l'aventure.

Je n'arrivais pas à dormir vraiment, oui légèrement sans doute. J'avais recouvert mon visage des draps du lit, comme pour m'imprégner d'une grande obscurité. Je somnolais quelque peu et, tous les bruits de la maison se transformaient en étranges épopées qui me faisaient presque peur.



chairs J'ai senti comme une présence dans la chambre. Une certaine lueur perçait maintenant à travers le drap qui recouvrait mon visage, quelqu'un s'approchait et l'angoisse de la nuit ne me permettait pas de penser que ce ne pouvait n'être que ma mère.



buste de femme J'avais cessé de bouger, croyant m'effacer face à ce fantôme de la nuit. Mon drap s'est subitement soulevé.



femme nue Devant moi, elle était là mademoiselle Yvonne, nue comme je n'avais jamais vu une femme nue. Elle me regardait fixement avec un air de tendresse et, elle se glissa à mes côtés et se blottit contre mon corps. Je pouvais contempler discrètement toute la sensualité de ses formes que le crêpe de sa robe ne m'avait laissé que deviner; toutes ces autres formes que j'imaginais et que mon jeune âge m'interdisait de connaître. Je n'osais bouger pour ne pas perturber ce qui aurait pu n'être qu'une chimère.



femme couchée Elle a pris ma main et la guida sur son corps, qu'elle m'a voulu faire découvrir.


sexe Elle a guidé ma main vers la dense forêt qui protégeait son sexe, et mes doigts ont pénétré cette caverne étrange; toute ma main trop petite s'y est engouffré parmi les muqueuses stalactites et ces étranges filaments d'épais liquides que je découvrais pour la toute première fois.



seins Puis, avant l'extinction des spasmes de son corps, lentement, avec des gestes précis, elle a déposé sa tête sur mon buste, elle s'y est reposé un moment. Puis ses lèvres ont touché ma chair, j'ai frissonné, de plaisir ou de crainte, un réflexe indéfinissable que je n'avais jamais senti dans le passé. Ses lèvres se sont ouvertes sur sa langue qu'elle glissait lentement sur mon corps, l'aspergeant d'une salive odorante et presque palpable; ses doigts, précédant sa bouche, se sont emparés doucement de mon appareil génital qui montrait des signes de croissance jamais expérimentés avant.



fellation Pendant un moment sublime, je sentais les gestes habiles de ses doigts, sa bouche qui frôlait mon sexe pour s'y engloutir finalement et, dans des mouvements rythmés et d'une extrême sensibilité, elle a fait jaillir chez moi le plaisir, l'extase, cette espèce de sensation jamais vécue de cette façon. C'était cela sans doute, ce que les curés appelaient dans leurs prêches du dimanche, le paradis.



femme nue Cela s'est produit subitement, mon sexe explosait au moment où un cri sortait de mon ventre, un cri, une plainte immense qui résonnait sur les parois de ma chambre, puis je me suis assoupi après un long moment d'éjaculation.



seins J'ai senti comme une présence dans la chambre. Une certaine lueur perçait à travers le drap qui recouvrait mon visage, quelqu'un s'approchait et l'angoisse de la nuit ne me permettait pas de penser que ce ne pouvait n'être que ma maîtresse.

J'avais cessé de bouger, croyant m'effacer face à ce fantôme de mes nuits. Mon drap s'est subitement soulevé.



mère Devant moi, elle était là, ma mère, belle comme je n'avais jamais vu une mère. Elle me regardait fixement avec un air de tendresse et elle se glissa à mes côtés pour me border. Je pouvais saisir toute la délicatesse d'une mère à chasser les angoisses et les cauchemars d'un fils plein d'imagination. Je n'osais bouger pour ne pas dévoiler les secrets humides qui garnissaient mon lit.


Elle a dû découvrir ce secret.

"Ce ne sont pas des cauchemars qu'a fait mon fils" dit-elle, "mais de jolis rêves."



Marco Polo ou le voyage imaginaire (Contes et légendes, août 1996, révisé décembre 1998) © 1996 Jean-Pierre Lapointe
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le 2008-01-01 10:56:43 | Permalien | Ajouter un commentaire | Contes de Jeunesse



marcopolo : 1.4-Le tombeau de la jolie cousine

 

Le tombeau de la jolie cousine
Acte I d'un conte érotique de l'adolescence


femmes


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- "Prêt ou pas prêt j'y vais" On appelait cela, jouer à cache-cache ou plus familièrement jouer à la cachette.



Le pion quittait promptement la maison, regardait tout autour, il se dirigeait n'importe où à la recherche des autres membres du groupe qui se cachaient ici et là et qu'il lui fallait débusquer. Pour un court moment, c'était l'angoisse; il fallait au plus vite retrouver l'un et l'autre des participants qui se terraient quelque part, pour briser ce silence soudain, cette solitude inhabituelle qui nous envahissait, retrouver les bruits, les cris, la turbulence sécurisante de nos jeux d'enfant.


- "Prêt ou pas prêt j'y vais," Denise une jolie voisine, agissait ce jour-là comme pion.


 

Je n'aimais pas jouer le rôle du pion. Je préférais me terrer, être l'animal chassé, essayant de déjouer le chasseur, pendant qu'il se déplaçait silencieusement, l'air fouineur, anxieux, à deux pas de moi sans me voir; j'aurais pu le toucher, je n'en faisais rien et je jouissais de cette soudaine maîtrise à m'évader du monde des vivants, comme si j'étais invisible. Je pouvais voir sans être vu, et contrairement aux autres, qui se faisaient facilement débusquer, et qui s'esclaffaient soudainement dans un tintamarre indescriptible, brisant le silence des autres et les forçant à se démasquer promptement, je pouvais au contraire m'évader de mon terrier en silence, retrouver la maison sans perturber la chasse silencieuse du pion. Je n'aimais pas la compagnie des autres dans le refuge inexpugnable que je me choisissais toujours.


Nous n'avions pas l'habitude de fréquenter les filles, préférant les jeux entre garçons.


Ces jeux mâles qui nous permettaient d'expérimenter la bravoure, l'audace, le danger, une certaine brutalité, le langage de charretiers, le viol de certains tabous, tout cela, loin du voisinage des filles. Parfois elles s'approchaient, elles semblaient participer de loin à nos jeux, ou elles s'y infiltraient sournoisement, nous les repoussions toujours avec vigueur.


Ce jour-là, les garçons avaient fléchi, pour jouer à la cachette, jeux plutôt neutre où garçons et filles pouvaient se sentir à l'aise sans avoir l'air de trahir leur sexe; et nous nous retrouvions ainsi garçons et filles, cousins et cousines, frères et soeurs, voisins et voisines.


 

femme nue


Marco Polo ou le voyage imaginaire (Contes et légendes érotiques, février 1999) © 1999 Jean-Pierre Lapointe
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le 2007-09-23 08:06:40 | Permalien | Ajouter un commentaire | Contes de Jeunesse



marcopolo : 2.2-Le message d'amour de la Vierge Marie

 

Le message d'Amour de la Vierge Marie,
Acte I d'un conte érotique sur une thématique religieuse.


Art érotique. Le message d'amour de la Vierge-Marie.


"Je te salue Marie pleine de grâce"
"le seigneur est avec toi"
"tu es bénie entre toutes les femmes"
"et JeSuis, le fruit de tes entrailles, bénies"


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BotticelliBotticelli


J'aurais voulu la mordre, l'avaler, la croquer, j'aurais voulu titiller ses petits mamelons naissants, enfoncer ma tête sous ses jupes et je fermais les yeux croyant que cela était vrai. Je fabulais ainsi sur les incursions imaginaires de la paterne froide, qui venait patauger sous son corsage et sous sa jupe, à voir ses réactions de petite bête affolée mais naïvement curieuse. Je l'emportais toute entière, dépouillée de ses fripes, au plus profond de mes rêves lubriques interrompus inopinément par les déplacements nerveux de monsieur le vicaire.

Bronzino


J'initiais ses premiers ébats amoureux elle qui n'en avait pas encore l'âge.

Bronzino



Marco Polo ou le voyage imaginaire (Contes et légendes, février 1997) © 1997 Jean-Pierre Lapointe
hommage (Botticelli, Perugino, Montegna, Velasquez, Coxcie, Bronzino)
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le 2007-09-22 12:53:41 | Permalien | Ajouter un commentaire | Contes de Jeunesse



marcopolo : 1-Contes et légendes de jeunesse

le 2007-08-11 08:57:20 | Permalien | Ajouter un commentaire | Contes de Jeunesse



marcopolo : 1.3-Le corps astral de l'indienne

 

Le corps astral de l'indienne
Conte érotique de l'adolescence en 4 actes.


l'indienne

La Femme Terre étendue à plat ses pieds au Nord, sa tête au Sud
Le Frère Ciel assis à sa droite
Il dit Oui ma soeur tu dois me dire qui tu es
Elle répond Je suis Tomauyowit
Elle lui demande Qui es-tu
Il répond Je suis Tuklit
Puis elle dit
Je m'étends jusqu'à l'horizon
Je tremble je produis un bruit pareil au tonnerre
Je suis le tremblement de terre
Je suis ronde et tourne
Je disparais et reviens"
"Alors il dit
Je me recourbe au-dessus de toi comme un couvercle
Je te coiffe de mon corps
Je m'élève haut très haut
Je suis la mort j'avale tout d'une seule bouchée
Je me saisis des hommes à l'Est et les disperse
Mon nom est La Mort"
d'après Constance Dubois


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Marco Polo ou le voyage imaginaire (Contes et légendes érotiques, août 1998) © 1998 Jean-Pierre Lapointe


le 2007-08-10 08:50:43 | Permalien | Ajouter un commentaire | Contes de Jeunesse