Le viol de la jeune fille warrior,
Acte I d'un conte érotique se déroulant durant une guerre civile hypothétique.
Elle est allongée près de moi, fragile, vulnérable. Je n'ai même plus la force de la baiser. Je la serre très fort comme pour me soulager des visions d'horreur qui meublent mon esprit. Je parle constamment, des mots qui ont peu de sens pour elle; et elle, qui n'est là que pour baiser, elle s'offre encore et toujours sans jamais comprendre tout à fait. Marco Polo ou le voyage imaginaire (Contes et légendes, septembre 1996) © 1996 Jean-Pierre Lapointe
Je lui parle calmement, d'une voix presque éteinte; elle m'écoute, docile, comme si c'était des mots d'amour. Je lui parle, comme pour oublier, toutes ces images qui se bousculent dans ma tête.
- Kiss me again, you seem so far away!
Je lui baise le front et je reste là un moment, un long moment qui suffit à la calmer et moi, j'ai toujours ces images qui se bousculent dans ma tête.
"Je n'avais même plus la force de réagir. Il était temps de dormir; pour cela il fallait atteindre le village d'Oka le plus rapidement possible."
"Je ressentais une grande tension en moi, cette trop longue expédition en territoire occupé par l'ennemi, à contourner les villages, les maisons, à éviter les femmes et les filles de l'ennemi, j'avais pourtant une grande envie de baiser. Et puis, je pensais à elle..."
- J'ai souvent pensé à toi, je souhaitais te tenir dans mes bras en essayant de dormir alors que l'ennemi se terrait là, tout près.
- I am with you now, you do what ever you want of me.

Et je presse sa tête sur mon buste comme pour me faire pardonner une infidélité. Elle ne réagit pas, rien qu'une moue câline, et, elle relève la tête pour me regarder dans les yeux, elle me dit.
- You did make love, did you, like they all do?
Je pensais à autre chose:
"Le sol était jonché de corps: des miliciens touchés par des snippers, des femmes, des enfants, une guerre sale! Les guerres civiles sont les plus sales des guerres. Elles tuent par vengeance, une vengeance aveugle, alimentée par les médias, par les élites, par les préjugés nés de mémoires irréconciliables. Les victimes ne sont pas des étrangers anonymes, mais des voisins, des concitoyens, des amis, des frères, peut-être un ancien flirt, ou bien une fille que l'on aime toujours, toi peut-être que je pourrais aussi bien violer et sacrifier, qu'aimer et baiser."
- La violence est encore plus horrible lorsque tu connais l'ennemi.
- Viol, you said? Please rape me, I can live with that.
Elle ne saisit pas le sens des mots et elle se donne, elle s'offre, il me suffit de la prendre, elle se laisserait docilement violer. Je l'enveloppe de mes bras et je la serre violemment.
- Tell me how do you recognise the ennemy if he has not the color of the ennemy?

Et je lui réponds ainsi:
- Lorsqu'il parle, s'il a un accent, c'est sans doute un ennemi, ou l'amant de l'ennemi, ou sa fille, sa femme, s'il ne parle pas ma langue, c'est évidemment un ennemi.
- So I am your ennemy and I love it.
Elle se recroqueville alors sous moi et elle commence doucement à se lover.
- And if it was me, would you rape me?
Je ne réponds pas mais je continue mon récit.
"Nous avancions difficilement; je butais sur le corps mutilé et dénudé d'une femme jeune et qui me semblait très belle; violée, elle reposait là, derrière le tronc d'un pin centenaire, une baïonnette lui avait ouvert le ventre, transperçant son vagin, plantée là jusqu'au sol; attaché à la crosse du fusil et trônant fièrement, l'emblème du vainqueur, l'unifolié; sur son ventre dénudé, des mots écrits grossièrement, avec son propre sang: Dead frog."

Puis elle m'embrasse doucement et elle me dit:
- Why did you go, why you?
"Je n'ai pas voulu ni souhaité cette guerre. Je n'avais aucune envie de défendre une cause qui ne me touchait guère. Pourtant, entre deux causes mauvaises, je devais choisir, j'ai choisi celle du plus faible, tout en sachant qu'elle était sans issue. J'ai choisi le camp des souverainistes pour ne pas être du camp du plus fort, celui des impérialistes arrogants. Je me sentais prêt, comme l'indien, à mourir pour défendre un territoire, non pas la soi-disant liberté d'un peuple mais un certain sens de ma propre liberté. Mais l'indien m'a trahi, tu le sais maintenant, lui qui a perdu la mémoire, il a choisi le camp du plus fort comme si Sitting Bull était mort pour rien."
"Nous traversions la pinède d'Oka, en essayant de rejoindre le secteur sous le contrôle des souverainistes. Notre incursion en territoire conquis n'avait pas été fructueuse. Mais nous craignions plus que tout les "warriors", plus habiles à la guerre que les "milices serbes" que nous pourchassions depuis des jours."
"J'essayais de comprendre ce qui animait ces miliciens du dimanche: une haine commune née de la conscience d'être les plus forts, d'avoir le support financier des Confédérés, ou celui tacite de l'Aigle américain, who knows?"

"Chaque milicien portait un costume qui l'identifiait, une sorte d'étendard qui traduisait sa rancoeur, son quartier, sa religion, sa patrie d'origine, ses dogmes, son racisme: Westmounties, Sons of Eire, RoxBurrows, Hell's Angels, PointClair's milicia, BlackWash, Hampsteaders, Stars of David."
- They are my brothers. I am also jewish, don't you forget that?
Il ne s'agissait bien sûr, pas de cela.
"Nous entendions des bruits, tout près. Nous avancions avec une extrême prudence sachant que nous allions devoir engager le combat. L'effet de surprise nous favoriserait, mais nos forces étaient décimées, nos munitions limitées. Nous formions un arc de cercle autour du lieu d'où provenait le tumulte, nous étions prêts à attaquer."
Trame sonore empruntée aux archives du Web: Musique de Nirvana
le 2009-04-15 14:53:51 | Permalien | Ajouter un commentaire | Contes du reste du monde
Contes et légendes
du monde
Ces pages contiennent des contes et des légendes érotiques relatant des faits imaginaires se passant dans des lieux réels ou irréels explorés par l'auteur au cours de ses voyages dans le reste du monde ou lors de ses évasions astrales. Contenu à caractère érotique à lire sous les conseils d'un adulte à l'esprit ouvert.
Ce sont des récits d'aventures sexuelles, illustrés d'images sensuelles et de musiques sensorielles.
Les personnages, les filles et les femelles androydes ainsi que les aventures, les actions et les lieux sont imaginaires et ne correspondent pas nécessairement aux us et coutumes des pays ou des galaxies décrites.
Roméo et Juliette, les amants éconduits de Paris.
La question qui se pose pour les humains n'est pas de savoir combien d'entre eux survivront dans le système
mais quel sera le genre d'existence de ceux qui survivront.
le Viol à la kalashnikov
Fabulations érotiques accompagnant l'invasion de la Tchékoslovaquie par les troupes du Comecon.
Illustrées de photographies prises par l'auteur durant les événements.
la fille au baiser d'acier
Quelque part au sud du Texas, c'était une vampire, elle avait des dents d'acier, elle flagellait et elle mordait jusqu'à la mort.
le viol de la jeune fille warrior
Elle était là, immobile dans la mort, son corps à moitié dénudé de jeune fille soldat, violée, elle souriait et elle jouissait encore.
(escales futures)
le temps s'est arrêté à San-Miguel de Allende. / les écolières de San Juan / le condor amoureux des petites indiennes /
l'éducation sexuelle des écolières du collège mixte de Godham / les expériences érotiques de la jeune bergère corse. ![]()
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le 2008-02-13 20:40:59 | Permalien | Ajouter un commentaire | Contes du reste du monde
Le viol à la kalashnikov,
Acte I d'un conte érotique ayant pour scène Prague


Marco Polo ou le voyage imaginaire (Contes et légendes, septembre 1996, photos de l'auteur août 1968) © 1996 Jean-Pierre Lapointe
Trame sonore empruntée aux archives du Web: Révolution de Jean-Michel Jarre
le 2007-10-10 11:23:26 | Permalien | Ajouter un commentaire | Contes du reste du monde
La fille au baiser d'acier,
Un conte érotique ayant pour scène San-Antonio, Texas.
Marco Polo ou le voyage imaginaire (Contes et légendes, 1 janvier 2000) © 1999 Jean-Pierre Lapointe
Trame sonore empruntée aux archives du Web:
Soudain, la chambre se remplit d'une lumière intense, je sors subitement de ma torpeur charnelle. Juliet est là, près de la porte entrebâillée, le regard fixe, elle enfile maladroitement son kimono aux dessins japonais, qu'elle avait laissé tomber sur le parquet de bois; je n'ai qu'un trop court instant pour entrevoir son corps nu d'une sublime beauté, puis elle se referme immobile et silencieuse regardant la scène avec stupeur. le 2007-09-22 13:03:38 | Permalien | Ajouter un commentaire | Contes du reste du monde
Roméo et Juliette, les amants éconduits de Paris.
Un conte, qui n'est plus une légende, d'un amour au temps de la copulation industrielle.
La question qui se pose pour les humains n'est pas Marco Polo ou le voyage imaginaire (Contes et légendes, décembre 2000) © 2000 Jean-Pierre Lapointe
de savoir combien d'entre eux survivront dans le système
mais quel sera le genre d'existence de ceux qui survivront.
(Dune et le messie de Dune, Frank Herbert)
Trame sonore empruntée aux archives du Web:
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(La pleine jouissance de ce moment d'extase sexuelle est conditionnelle au chargement complet des images et des sons.)

Nous étions enlacés l'un dans l'autre, exténués, mon visage contre son visage, nos haleines se confondaient, ses jambes étaient relevées et encerclaient mes hanches, mon membre soulagé reposait toujours en son ventre, lorsque les "CRS-women" nous ont surpris. Elles étaient là, penchées au-dessus de nous, l'arme au poingt et l'allure d'Amazones guerrières, elles nous séparèrent avec violence. On s'empara de la belle étrangère, on la roua de coups, on la profana en lui enfonçant dans le vagin, une longue et noire matraque, avant de l'amener et de m'amener, moi, séparément d'elle, loin, très loin, au-delà du périphérique, en direction nord, loin des sinistres banlieues de béton, dans un "social réhabilitation camp" qui me rappelait les camps de concentration que j'avais vus, jadis, au cinéma. J'y suis encore, à travailler comme un forcat et à me confesser sans cesse de mes justes fautes, et de celles qu'on voudrait bien m'imputer, et à prier les nouveaux dieux, pour le salut de mon âme de mâle amoureux, juste ce qu'il faut pour préserver mes fragiles testicules du supplice de l'ablation, par les terribles inquisiteurs de la conscience sociale.
Le camp portait un nom étrange et difficile à retenir, si ma mémoire n'est pas défaillante, ça ressemblait à Auschwitz.
ACTE I
le 2007-09-22 13:02:07 | Permalien | Ajouter un commentaire | Contes du reste du monde